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On a un gamin. Un seul.

Comment on l’élève ? Comme on peut.

On essaye bien sûr de lui inculquer des valeurs, des bases. On s’y prend des fois pas trop mal, parfois comme des manches.

On a un gamin au grand coeur et chaque jour on tâtonne dans l’idée d’accompagner cette petite personne sur son chemin et d’en faire une belle personne tout en préservant son caractère et ses particularités.

Mais on a un gamin. Un seul.

Alors qui sommes-nous pour se prévaloir d’être de bons conseils en matière d’éducation ?

Voilà, ma réaction lorsque le thème du mois de septembre à circuler parmi les Belgomums. Pédagogie, éducation, techniques éducatives… tout ça m’a toujours laissé perplexe. Je n’y connais rien. On a toujours tout fait au feeling.

Alors je me suis dit que j’allais mettre mes copines mamans à contribution et demander à chacune de partager LEUR truc.

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On a tous et toutes un truc, une astuce, une technique qui marche quasi à chaque coup.

Voici les trucs de mes wondermums. Et surtout n’hésitez pas à cliquer sur les liens parce que ces wondermums sont aussi super créatives/intéressantes/cool.

Emilie, maman de 4 garçons (!!!), Célestin, Marcelin, Séraphin et Philomin, entre 12 ans et quelques mois (re !!!!), assistante social et créatrice de la ligne de sarouels super chouchou Ptits Gars en Nord:

« Ici hors des crises et colères je pratique le : « ce que tu as fait là est super » je suis vraiment contente de tous ces efforts fournis tu cartonnes vraiment en ce moment  » ( les livres diraient que c’est du renforcement positif ) et puis quand la crise arrive quand même soit j’arrive à la détourner avant que ça ne monte trop en changeant de sujet, en riant de la situation … Et si c’est trop tard que la colère est là bien installée alors se mettre à distance sans être dans la surenchère, les menaces qui n’aboutissent à rien , et le laisser se calmer seul ( et me calmer moi aussi) et puis le laisser revenir quand c’est passé et en reparler quelque temps après pas de suite …. Ca c’est dans l’idéal et le plus souvent possible … Par ce que des fois je dérape, je crie, je menace … Peut être qu’un jour j’arriverai à faire sans .. Être bienveillante tout le temps … Peut être … »

Hélène, maman de Maël, 4 ans et Léonie, 1 an, infirmière aux horaires parfois pourris et créatrice de jolis petits béguins sous la marque @littleesquimau.

« Alors moi c’est compliqué, ça a été très compliqué l’an dernier je ne sais pas si je suis la mieux placée pour donner des conseils… En ce moment ça va beaucoup mieux mais on reste vigilants et je vais te dire ce qui a beaucoup aidé à gérer les périodes de colère de Maël : le cadre. Des règles claires et infranchissables, de l’indiscutable, du rituel, mais aussi un petit peu de discutable et une toute petite dose de « c’est exceptionnel ». Moins laisser de place à la négociation, et surtout, surtout, se souvenir que c’est un enfant qui fait son boulot d’enfant, et que nous sommes les parents qui faisons le nôtre, que ces 2 choses là ne sont pas du tout incompatibles, voire même complémentaires. Ça c’est pour les notions transversales on va dire!

Après au quotidien, je dirais que j’essaie au maximum de l’extraire de la situation qui l’a mis en colère (changer de pièce, d’activité, séparer les enfants qui se chamaillent…), et une fois calmé on discute. Il y a toujours (avec mon fils en tout cas) une raison plus profonde au prétexte qui a déclenché la crise (à 4 ans en tout cas, ce n’était pas le cas il y a 2 ans 😉): peur de quelque chose, attente interminable d’autre chose, pas envie de manger à la cantine le lendemain parce que s’ennuie lors du temps calme qui suit… Ces derniers mois, deux choses l’ont (et nous 😉 ) beaucoup aidé : le film vice-versa (engendrant moult discussions), et les calendriers au tableau noir lorsqu’il attend un événement avec impatience (avec aimant à déplacer tous les matins). »

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Aline, maman (rigolote) de Snottneus de 4 ans et Petite Snottneuse de 4 jolis petits mois et blogueuse du très esthétique et sincère blog Belle Ginette:

« Alors voici les trucs, je te les balance plic ploc :
la diversion : quand une crise commence (ou est en cours, j’essaye de divertir son attention vers autre chose en fonction de l’endroit où on se trouve – ca demande un grand sens de l’improvisation : « oh regarde cet énorme camion/cette lettre qui est arrivée pour toi (ouf il ne sait pas encore lire)/le copain de l’école (quoi ce n’est pas lui ? On dirait pourtant) …. Etc.
la dérision et le rire : on est tous les deux bons publics pour toutes les blagues caca-boudin-pouete-pouete-poils au zizi. Il va toujours rire à ça mais parfois ca l’énerve encore plus que j’aie réussi à le faire céder par le rire donc gare à l’effet kiss cool
– la séparation physique. Au début je l’enfermais dans sa chambre le temps qu’il se calme mais ça n’a jamais fait qu’empirer les choses. Maintenant que je sens que c’est moi qui vais péter une durite, je lui dis que j’ai besoin de me calmer dans ma chambre – ça le désamorce pas mal.
l’inviter à mettre des mots sur ses émotions : est-il fâché, triste, énervé – ou ressent-il cette émotion ? Dans ses mains, dans son ventre ou dans son coeur ? Ça marche assez bien ça … Lui expliquer que les grandes personnes aussi ressentent les émotions, et comment ils les ressentent Comme c’est toujours un peu difficile j’aimerais tenter l’astuce de la ‘boite a colère et peut être un petit tableau des émotions. »

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Evelyne, maman d’Olivia, 6 ans et Oscar 4 ans et blogueuse du très doux et inspirant blog Mes Petits O:

« Mon astuce pour arrêter un gros chagrin voir une grosse crise de colère ? Faire le clown ! Je trouve une idée rigolote, et même si les larmes continuent de couler (voir les hurlements de résonner) je suis mon idée pour doucement voir apparaître un sourire sur le visage de mon petit ou même ma grande, quand ce n’est pas un franc éclat de rire. L’humour m’a toujours (ou souvent) sauvée de ces situations chaotiques de fin-de-journée-tout-le-monde-crevé-à-cran ou matins-difficiles-on-pleure-pour-un-rien. Tellement plus drôle et efficace pour tous terminer par un câlin et des sourires plutôt qu’avec des réprimandes. »

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Alors que l’on ait des principes ou non, que l’on suive des méthodes ou pas, que l’on ait des repères éducatifs ou que l’on soit plutôt freestyle, on est, finalement, tous des parents avec un super-pouvoir: celui de connaître de fond en comble nos enfants.

C’est un privilège. Ca rend parfois la tâche plus difficile. Mais c’est certainement une des plus jolies et plus particulières choses qui nous soit de connaître. Ca nous rend à la fois puissant… que vulnérable.

Alors continuons à suivre nos instincts et ne gâchons pas ce super-pouvoir.

Et vous, c’est quoi votre truc ?

A bientôt <3

Posted by:Omacandco

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